L’avenir du web ou que faudrait-il faire pour que mon site ait du succès (floppydisk 1)


L’avenir du web

Il est très difficile de prédire quoi que ce soit en général et en matière de technologie en particulier. D’ailleurs Tristan Tinot lui-même (le président de mozilla Europe) a arrêté de le faire depuis qu’il avait prédit que Wikipedia serait un flop. Bien loin de moi l’idée de vouloir prophétiser sur le sujet, mais voilà, j’expose ici, sur mon weblog, mon espace d’expression web2, hébergé je ne sais où et dupliqué sur je ne sais combien de serveurs répartis à travers la planète, mon point de vu sur la question de l’avenir de l’Internet, du point de vue de l’usager que je suis, de celui du technicien que je suis aussi et de celui du responsable informatique, que, vous l’aurez deviné, je suis également.

L’usager de plus en plus immergé

La première fenêtre sur web, est le navigateur. Nous sommes de plus en plus nombreux à ne plus pouvoir travailler sans connexion à l’Internet. Tout y passe : notre correspondance (e-mail, FaceBook, Twitter), nos travaux en cours (via différents SAAS), etc… A cela s’ajoute que la sphère privée entre de plus en plus dans la sphère professionnelle, si bien que nous n’hésitons plus aujourd’hui à réserver un billet de train perso sur notre lieu de travail ou à regarder (toujours durant notre temps de pose ;)) les résultats du tour de France. La deuxième fenêtre sur le web : le smartphone. Aujourd’hui sur son téléphone, on peut surfer, écrire un billet pour son blog, lire et envoyer des e-mails, correspondre sur Facebook et tweeter qu’on s’ennuie à mourir à sa réunion de chef de projet. De plus en plus, nous sommes connectés. Mobiles, nous suivons les recommandations de nos « amis » du monde en ligne, même hors du bureau. Nous chattons dans le train ou en vacances (plus de 11 millions d’usagers de l’Internet mobile en France en 2009 ). L’Internet n’est plus du tout, depuis au moins 10 ans, un truc d’informaticien ou de geek. En matière de diffusion du savoir il est devenu plus important que la télévision ou le téléphone : il est indispensable pour qui veut accéder à la connaissance et communiquer. Le premier moyen de connexion au web, reviendra d’ici peu au SmartPhone. Le surf sur mobile pour les populations des zones où la couverture le permet. Pour les autres, les services web tel que les emails et les Twitter et autre Foursquare (les services mettant en relation les individus sans contenu riches et donc ne nécessitant pas une bande passante conséquente). Ainsi, il est facile de comprendre que, puisque son site web puisse être visualisé par des internautes sédentaires et nomades, certaines choix s’imposent d’eux-mêmes. Considérons un site web contenant des articles, des photos et quelques vidéos, et destiné à un large publique répartie à travers le monde et situés à la fois en zone couverte par le Haut Débit et en zone à l’accès à l’Internet difficile. Nous retiendrons également le fait que nous n’avons pas gagné au loto (mention qui a son importance pour qui vit grâce aux dons…suivez mon regard). Nous retiendrons les impératifs suivants :

Accessibilité depuis un ordinateur : cela signifie que quelque soit la technologie utilisée, il faudra veiller à ce que tout le monde accède au contenu du site. Évitez au maximum la technologie flash, qui demande beaucoup de bande passante et de mémoire pour l’ordinateur qui l’exécute. Un site toute en flash par ex. est une grossière erreur, si votre site doit être visionné par des internautes africains par ex. (ceci est valable pour les zones rurales en générale, comme chez moi). Optez pour une navigation, utilisant le CSS/HTML/JavaScript mais pas trop d’AJAX, qui est lui aussi lourd pour les petites configurations (ordinateur vieillissant) et les connexions lentes (la messagerie de Google se présente en deux versions pour cette raison).

Accessibilité depuis un mobile : ici, deux choix s’offrent à vous. Développer une application mobile (iPhone, Android, …) ou mettre en place un template spécial pour votre site web, qui détectera s’il s’agit d’un internaute ou d’un mobinaute. Dans le premier cas, vous avez assez d’argent pour débourser plusieurs dizaines de millier d’euros par plateforme. Vous le faites car vous voulez absolument avoir une application iPhone, c’est tendance, c’est la classe. Sachez que dans la très grande majorité des cas, une webapp fait aussi bien que l’application native (comprenez application iPhone). Je vous conseillerai donc, d’adapter votre site pour qu’il détecte qui se connecte (PC ou Smartphone), et qu’il s’adapte selon les cas. Vous aurez la même choses et vous aurez économisé et du temps (validation par l’éditeur de l’appStore) et de l’argent (quelques milliers d’euros seulement). Cerise sur le gâteau : votre site sera multi-plateforme (Androïd, iPhone, WM, etc…). Vous serez en outre en phase avec votre temps : vous utilisez des standards ouverts et favorisez donc un Internet neutre.

Hébergement : si votre site web doit être visualisé depuis n’importe où à travers la planète, il est n’est pas forcément nécessaire de faire appel à de la réplication (comprenez dupliquer le serveur à travers les différents continent pour permettre une accessibilté maximal). Vous n’êtes pas Youtube. Pour un site contenant essentiellement du texte et des photos, la question de l’hébergement doit se poser au moment de l’édition du cahier des charges, avec une estimation de l’audience espérée. Faites travailler de pair, l’hébergeur et la web agency en charge de la réalisation de votre site.
Quand au choix de l’hébergeur, si vous n’avez pas les compétences en interne, choisissez-en un qui dispose d’un service support très réactif et disponible 24/7. Enfin optez, pour un hébergeur « vert ». En ce qui concerne l’hébergement des vidéos : utilisez un service en ligne déjà existant, c’est économique et intéressant d’un point de vue référencement

Après ce petit hors sujet fort sympathique, continuons notre tentative de prédiction.

Le webmaster n’existe plus…le CM ne tardera pas à le suivre

Dans les années 90, le webmaster était avant tout un développeur informatique : il était là pour construire une site web, le maintenir et le faire évoluer. Au début des années 2000, le web prenant une place de plus en plus stratégique, les technologies et usages étant en pleine mutation, le métier de webmaster n’était plus l’affaire de l’informatique. De femme de ménage du web (comprenez, l’informaticien qui doit être au four et au moulin), ce métier s’est segmenté en plusieurs spécialités : graphiste, intégrateur, développeur web, chef de projet web, etc. … Le markéting s’y est greffé : SEO, webmarketer. Il y a plusieurs années, je fut amené à travailler avec une personne se disant « webmaster éditorial ». Ayant, une approche très technique de l’internet à l’époque, j’ai failli pouffer de rire : « Un webmaster qui ne sait pas aligner trois lignes en PHP? Éditorial en plus? ». Depuis, j’ai revu ma copie. Avec la popularité et l’impact du Net, il est indispensable d’avoir un regard très orienté « usage » en plus de l’aspect purement « technique ». J’avais fini par accepter qu’un webmaster éditorial puisse exister, mais plus maintenant : le webmaster n’est plus. Utiliser ce terme revient, selon moi à vouloir dire bidouilleur, celui qui a la main dans le cambouis, un touche à tout, mais de façon amateur. Un professionnel de l’informatique se doit d’avoir au moins une spécialité et être capable d’être touche à tout jusqu’à un certain niveau. Ainsi, pour un projet web, il est difficile et même illusoire, de se dire « j’ai un webmaster, il va me mettre en place un site web, et ça va marcher« . Le web étant partout , les technologies et les approches tellement variées et souvent complexes, qu’aujourd’hui ne vouloir faire appel qu’à un « webmaster » pour un projet web, revient à demander à un mécanicien de fabriquer une voiture de A à Z et garantie 10 ans.

Aujourd’hui, enfin depuis 2009 en France, nous entendons parler des « CM« . Les Community Manager. Ces gens qui, tout comme les webmasters à l’époque, restent la journée devant leur écran et prétendent travailler alors qu’ils « like », partagent sur Facebook et RT ou Follow sur Twitter, à longueur de journée.Leur tâche est cruciale et demande un investissement personnel (comprenez qu’il faut oublier vouloir adopter des heures de bureau pour ce genre de poste). L’impact de leur travail sur la société qui les emploie peut être déterminante surtout en cas de gestion de crise. Cette toute nouvelle profession qui a le vent en poupe depuis environ un an, ne va pas tarder a, elle aussi, se diviser en plusieurs métiers distincts. Alors que chaque commentaire sur les réseaux sociaux, chaque « like » peut provoquer la polémique. A l’heure ou des campagnes visant à attaquer les marques se jouent sur l’Internet via les réseaux sociaux,le CM qui était un individu un peu spécial, parlant un langue bizarre à base de « poke » et de #fail, prendra, que dis-je, doit prendre une place de plus en plus essentielle pour les marques. D’ici peu, il faudra bien une personne responsable de toute la communication en ligne. Une sorte d’Online Communication Manager, qui a à sa charge une armé de CM (et probablement d’autre métiers qui restent à inventer), prêt à relever les défis du web temps réel. Pour le moment, nombre de société ont un « bloggeur maison », un « expert web2 et réseaux sociaux », tout juste sortie de l’école et en stage. Pour vous dire que le poste est pris très au sérieux par les directions qui savent très enfin tout ça (…). D’ici peu, on comprendra que le CM n’est pas un expert mais un des nombreux connecteurs que compte l’entreprise.

Le webmaster mis à la poubelle, nous passerons au point suivant lors d’un prochain épisode 😀

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